Comment sortir d’une névrose naturellement? Les solutions

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Étymologiquement, le terme névrose vient du grec « Neuron » qui signifie nerf et « Osis » qui désigne les maladies non inflammatoires. De fait, par son appellation, il est possible de définir la névrose comme étant une maladie relevant du domaine nerveux. Selon les scientifiques, cette maladie figurerait également parmi les maladies du 21e siècle et concernerait aujourd’hui presque tout le monde. Mais les personnes les plus à risque sont toutefois celles qui sont continuellement en proie au stress.

Comment sortir d'une névrose naturellement? Les solutions

Bien qu’elle ne soit pas considérée comme étant une maladie, mais plutôt comme un trouble psychologique, il existe toutefois des solutions médicales pour soigner la névrose. Des prises en charge non médicales sont également possibles. Toutefois, pour mieux soigner ce trouble psychologique, il s’avère important de le comprendre.

La névrose, c’est quoi ?

Il est important de souligner dès le départ qu’il existe de nombreuses formes de névroses. Ainsi, pour les spécialistes, le terme « névrose » s’utilise pour évoquer différentes maladies d’origine psychique. Mais aujourd’hui, pour plus de précisions dans les diagnostics et la définition des troubles, les médecins, chercheurs et spécialistes utilisent des termes plus spécifiques qui se rapprochent au mieux à des troubles de patients.

En tout cas, la névrose désigne une maladie qui n’est pas dans le champ de la psychose. En d’autres termes, la névrose est un trouble psychique non psychotique. Selon les scientifiques, elle n’entraine pas une distorsion dans la perception de la réalité. Généralement, le patient qui en souffre a pleinement conscience du mal qui l’habite.

En plus simple, la névrose est un trouble mental s’exprimant par un dysfonctionnement du système nerveux. Celui-ci s’accompagne de troubles du comportement dont le patient est conscient, mais sur lequel il n’a pas d’emprise.

Névrose et psychose, deux notions bien distinctes

Bien que nous soyons souvent tentés de faire le rapprochement, voire amalgamer ces deux troubles, il faut faire la différence entre la névrose et la psychose. La différence est toute simple : contrairement à un patient qui souffre de névrose, celui qui est atteint de la psychose n’est pas conscient de sa maladie. Ce dernier est pris dans le mécanisme du déni. Il peut ainsi souffrir de délire paranoïaque ou d’hallucinations selon le cas.

Pour les troubles psychotiques, un internement de la personne s’avère être nécessaire dans la majorité des cas. Pour le cas de la psychose, trois grandes catégories existent, à savoir :

• la schizophrénie,

• l’hébéphrénie,

• les troubles maniaco-dépressifs.

Les différents types de névroses

Il existe également différents types de névroses :

La névrose d’angoisse

Cette dénomination, donnée il y a des siècles par Sigmund Freud, a aujourd’hui été revue par les scientifiques. En effet, on parle aujourd’hui de « trouble panique ». Celui-ci regroupe notamment, l’agoraphobie, le trouble panique ou l’attaque de panique. Il s’agit de troubles causant généralement des crises d’angoisse ou de panique apparaissant quasi brutalement et atteignant rapidement une intensité maximale. Ces troubles s’accompagnent de symptômes physiques dont la tachycardie, les palpitations, les vertiges…

La phobie sociale

Dans le cas d’une phobie sociale, le patient présente principalement la peur d’être embarrassé, jugé ou humilié en public. Certes, tout le monde peut être sujet à ce genre de phobie passagère, mais pour ces personnes, le regard d’autrui est plus qu’important. L’individu est convaincu qu’il est observé à tout moment, que ses faits et gestes sont jugés par autrui. Il adopte ainsi des techniques d’évitement, ce qui contribue fortement au changement de son comportement en public.

La névrose phobique

La névrose phobique regroupe quant à elle toutes les phobies spécifiques qui ne figurent pas parmi les phobies sociales et les agoraphobies. C’est le cas entre autres de l’hématophobie (peur du sang), la phobie d’un animal, la phobie liée à un élément naturel (orage, hauteur, vide, l’obscurité…).

L’hystérie

On parle généralement de névrose hystérique lorsque le patient souhaite toujours être au centre de l’attention des autres et avoir leur affection. Une personne souffrant de ce trouble ne souhaite et ne supporte pas d’être délaissé, allant jusqu’à dramatiser. On parle souvent de personnalité histrionique.

Le trouble obsessionnel compulsif

Faisant partie des troubles de la névrose, le TOC se reconnait par la présence d’obsession ou de compulsion se traduisant par des comportements répétés, rituels censés apaiser la personne.

Autres formes de névrose

La névrose peut tout aussi bien se manifester par d’autres troubles comme l’anxiété chronique, les troubles anxieux ou l’état de stress post-traumatique.

Quelles sont les causes de la névrose ?

Les causes de la névrose peuvent être diverses, et impliquent même parfois de nombreux facteurs.

Selon les scientifiques, et notamment Freud qui a été un des précurseurs dans la recherche sur cette maladie, c’est l’angoisse qui est le principal moteur de la névrose. Ainsi, les formes que peut prendre la névrose ne sont que des manifestations externes de l’angoisse dont le sujet est assailli. Ainsi, les vraies causes de la névrose relèvent plutôt des causes profondes qui entrainent une crise d’angoisse chez la personne.

La génétique peut notamment jouer de nombreux rôles dans le trouble de névrose. Il existe en effet des gênes héritées des parents qui peuvent entraîner des atteintes psychologiques associées à la névrose. Toutefois, aucune recherche poussée sur les gênes impliquées dans ce processus n’a encore été menée jusqu’à aujourd’hui.

Notons également l’importance de la déficience au niveau des neurotransmetteurs. Il s’agit des messagers de nature chimique qui permettent la transmission de signaux au niveau du cerveau. Selon les observations sur des sujets souffrant de névrose, la défaillance de ces éléments impliquerait un risque accru de névrose.

Les anomalies congénitales dans le cadre du développement cérébral figurent également parmi les facteurs favorisant le développement de la névrose. Selon les chercheurs, les parties du cortex cérébral qui sont souvent les plus touchées par ces anomalies sont l’amygdale, l’hippocampe et le cortex orbitofrontal.

Enfin, une des causes les plus prépondérantes d’une névrose est l’environnement familial du patient. Cet élément peut à la fois augmenter les risques et corriger le problème de la névrose. C’est notamment le cas d’un abus sexuel, d’une exposition chronique à des situations angoissantes ou à des détresses. Dans le cas d’un enfant, l’abandon des parents ou les troubles mentaux d’un des parents peuvent constituer une cause indéniable de la névrose lorsqu’il atteint un certain âge.

Facteurs de risque et symptômes de la névrose

Il faut savoir que tout le monde peut se retrouver face à une névrose plus ou moins importante. Toutefois, certains individus présentent plus de risques que d’autres. Dans tous les cas, nombreux facteurs peuvent entrer en jeu, à savoir : le passé, l’histoire, les relations et la personnalité de l’individu.

Les grands symptômes de la névrose dépendent généralement de sa forme. Ainsi, les symptômes d’une névrose phobique peuvent être différents de ceux d’une névrose d’angoisse. Toutefois, il peut y avoir quelques similarités. Il s’agit d’un ensemble de signes cliniques qui, selon les études et observations, sont souvent associés à un état névrotique. Parmi ces signes, on peut citer entre autres :

• L’instabilité émotionnelle : tristesse, honte, énervement, panique, sentiment de solitude… Suivant la personne et le cas de névrose, l’intensité de chacun de ces signes peut varier.

• Une perception des choses assez perturbée : la personne remet souvent en cause sa personnalité, perçoit parfois des voix inexistantes ou se confronte à des hallucinations…

• Un comportement compulsif : il s’agit d’un besoin constant de se faire mal pour se sentir vivant. Mais la personne peut aussi parfois réaliser des choses de façon irresponsable, ce qui peut finalement mettre sa vie en danger. Son comportement compulsif est également susceptible d’entrainer une consommation de drogues ou d’alcool, jusqu’à la rendre dépendante.

• Des relations sociales instables : ces comportements varient d’un individu à l’autre, en fonction du cas de névrose ou des complications. La personne peut parfois harceler un des membres de sa famille ou de son entourage. Dans certains cas, des comportements menaçants, voire violents envers autrui peuvent se produire.

Évolutions et complications possibles

Il est tout à fait possible que les troubles névrotiques impliquent certaines complications. Au fil du temps, si la personne persiste à gérer d’elle-même ces troubles, ils peuvent devenir récurrents, voire chroniques. La meilleure solution pour s’en défaire est d’en parler à un professionnel dans le domaine pour que ce dernier puisse proposer les meilleurs traitements en fonction du cas.

Il arrive également qu’en l’absence de traitement et de suivi, la personne en vienne à avoir une qualité de vie médiocre. Cela peut se traduire par un ralentissement, voire un arrêt des activités de l’individu. Cela peut tout aussi bien amener à une altération des rapports sociaux de la personne, en commençant par la relation qu’elle entretient avec ses proches et les membres de sa famille.

De la névrose à la psychose, il faut faire la différence

Il faut savoir qu’il existe une nette différence entre la névrose et la psychose, bien qu’auparavant le terme névrose ait été utilisé pour désigner les maladies d’origine nerveuse. Ainsi, selon les chercheurs et grands auteurs, la distinction entre ces deux notions varie en fonction des époques et aussi des conceptions théoriques. Au 18e siècle, les scientifiques désignaient par névrose les maladies nerveuses. Plus tard, au 19e siècle, la distinction a été faite entre la névrose et la psychose ; cette deuxième notion étant définie comme un « excitement » du cerveau qui donne lieu à de fausses perceptions et croyances.

Pourtant, auparavant, les psychanalystes définissaient la névrose comme un trouble qui est la manifestation externe d’un conflit refoulé. Mais aujourd’hui, selon les observations de médecins et psychanalystes, les patients atteints de trouble névrotique peuvent, au fil du temps, présenter également des symptômes très marqués de psychose.

Diagnostic de la névrose

Comme la névrose n’est pas une maladie clinique, mais plutôt un état nerveux, les diagnostics sont parfois différents suivant les personnes. Dans tous les cas, les médecins – qu’ils soient psychiatres ou non – sont les seuls à pouvoir établir un diagnostic dans le cas de troubles psychiatriques. C’est également le cas pour les troubles névrotiques. Il faut cependant souligner le fait qu’un médecin généraliste peut repérer les troubles névrotiques. Cependant, puisqu’il ne dispose pas des éléments nécessaires pour statuer sur la question, un faux diagnostic n’est pas à exclure. Seul un malade conscient de son état peut en parler avec un spécialiste pour que celui-ci établisse un diagnostic.

Cependant, le diagnostic n’est pas simple. Il arrive même qu’un trouble névrotique soit confondu avec une phobie sociale. Ainsi, le diagnostic de cette maladie repose généralement sur une liste précise des éléments symptomatiques révélés par le patient ou repérés par le médecin. Celui-ci inclura également une observation du comportement du sujet, notamment ses difficultés pour faire face à son trouble.

Le diagnostic repose généralement sur deux éléments :

• Les arguments cliniques : symptômes, syndromes, mode d’apparition, durée d’évolution, modification sous traitement…

• Diagnostic différentiel pour l’élimination des origines non psychiatriques : le médecin vérifie que le patient ne prend aucune drogue ni ne suit aucun traitement médicamenteux pouvant être à l’origine des symptômes ou entrainer le trouble. Il existe en effet des effets similaires dans certains cas, comme pour les patients souffrant de troubles bipolaires quand ils sont sous corticoïdes. C’est également le cas des TOC pour les traitements antiparkinsoniens. Enfin, le médecin vérifie les pathologies générales à expressions psychiatriques (épilepsie, trouble hormonal, tumeur cérébrale…).

Comment traiter les troubles névrotiques ?

Il faut savoir que le traitement d’un trouble névrotique est bio-psycho-social. Une prise de médicament seule ne peut aider à corriger entièrement le problème, car la maladie résulte plus ou moins du contexte socio-environnemental.

Traitement médicamenteux

Ces traitements ne sont pas obligatoires dans le cas de troubles peu sévères. Il est même conseillé d’éviter la prise de médicaments tant qu’il est possible de régler le problème de manière « non chimique ». Toutefois, quand les traitements psychothérapiques et la prise en charge sociale ne permettent pas un résultat efficace, des médicaments peuvent être prescrits.
Les médicaments sont souvent spécifiques à chaque trouble et sont ainsi prescrits suivant le degré de sévérité de la maladie. Il est possible que le médecin prescrive des antidépresseurs qui permettent de gérer le système sérotoninergique et calmer les dépressions et troubles anxieux. Il y a également les antipsychotiques et les thymorégulateurs, notamment si la personne fait des troubles bipolaires. Enfin, la dernière catégorie est celle des traitements spécifiques pour les symptômes résiduels. C’est le cas entre autres de la Prazonine pour les patients qui font souvent des cauchemars face à un stress post-traumatique.

Dans tous les cas, les traitements psychothérapiques et socio-environnementaux sont les plus privilégiés. La prise de médicaments ne constitue qu’un recours pour renforcer ces deux premières alternatives.

Les traitements psychothérapiques

Dans le cas de ce traitement, le patient peut suivre une thérapie comportementale et cognitive (TCC) ou une thérapie d’inspiration psychanalytique. Le but de ces thérapies reste toutefois le même : permettre au patient de trouver l’origine de son trouble et surtout lui permettre d’y faire face plus sereinement afin d’éviter les récidives.

Suivant les patients et le degré du trouble, le médecin peut également prescrire un traitement psychothérapique relevant des séances de méditation en pleine conscience, des groupes de parole ou de l’éducation thérapeutique.

La prise en charge sociale

Il faut surtout savoir que des prises en charge médicamenteuses et psychothérapiques ne suffisent pas à elles seules à aider une personne névrotique. La vraie base reste la prise en charge sociale du patient. Il s’agit d’un suivi et d’un accompagnement par les personnes qui sont proches du patient. En effet, pour calmer un individu atteint de trouble névrotique, il ne suffit pas de le calmer en disant qu’une bête ne mord pas ou que voyager en avion ne tue pas. Il faut également accompagner la personne et lui montrer que vous la soutenez pleinement.

Il est toutefois important de savoir que ce suivi ne doit pas se faire n’importe comment. Il est important que la famille et les proches du patient soient présents lors des diagnostics et des rendez-vous chez le médecin (en tout cas dans la mesure du possible). Ainsi, le médecin indiquera les démarches et les accompagnements à mettre en place en vue d’une guérison du patient.

Conclusion

La névrose n’est pas une maladie en elle-même, mais plutôt une manifestation de troubles psychologiques longtemps refoulés. Ces troubles, résultant généralement d’événements du passé qui ont causé un traumatisme, ont créé chez le patient une instabilité au niveau nerveux. La névrose n’est ainsi que la manifestation de cette instabilité.

Bien que le patient soit lui-même conscient de cette affection nerveuse qui l’assaillit, il n’a toutefois pas d’emprise sur ce mal et ne peut que le subir. La meilleure solution est ainsi pour lui de se confier à un proche ou à un professionnel pour que le trouble soit rapidement pris en charge. Il est important de noter que si la prise en charge ne se fait pas rapidement, le trouble peut évoluer. Aussi, le patient peut souffrir de troubles névrotiques répétitifs, voire récurrents.

Pour traiter le trouble, il est important de connaitre les vraies causes. Cela ne peut toutefois se faire qu’avec un traitement psychothérapique. Mais pour appuyer ce traitement, le médecin peut prescrire des médicaments permettant de soulager les symptômes de la névrose. Pendant toute la durée de la prise en charge psychothérapique, il est important d’apporter également une présence au patient. Il s’agit du troisième volet permettant d’optimiser la guérison : la prise en charge sociale.

Ainsi, pour guérir de ce trouble, il faut à la fois connaitre les causes et se donner les moyens nécessaires pour faire face à cela de manière posée.

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